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Lorsque je peins, je suis absente au monde et entièrement de ce monde. Je suis vide et tout à la fois je contiens ce monde. Je suis un paradoxe dénué de la possibilité de dire autrement qu'en peignant. Je perds un à un mes sens, je ne réfléchis plus, j'atteinds un état primaire, brut, ou ni la joie ni la peine ne m'atteignent.... Ces manques ajoutés les uns aux autres, finissent de me confondrent et définissent un espace en moi , immanquablement plus ajusté à l'être, à la condition de l'être. C'est du manque , de ce manque indicible que s'érige le désir de vivre, de peindre, peut-être le désir « de vivre le peindre ». Et c'est cela qu'il faudrait expliquer! Valérie Gavaud |
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